| Lyrics : |
| III. Après la Chute : |
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1. Le Soleil s'est noyé...
2. Antisonnet
3. Eclipses, partie I
4. Ex Nihilo
5. Der Krieg :
1. Laminé
2. La Guerre
6. Fuite (l'Avenir)
7. Eclipses, Partie II
8. A la Lune
9. Ariane
10. Jérusalem
Notes
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| 1. Le soleil s'est noyé... |
En vérité, je te le dis,
Le Soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Ne renie rien...
Tout ici est beau, incandescent
Et cette phrase sans atours, brûlant d'une parfaite agonie
Du verbe et supplantant sans cesse à nos regards fiévreux
La douce chaleur de la Mer...
"Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige"
A dit le poëte lointain
Et je le répète, encore et toujours, jusqu'à ce que les mots
Perdent leur sens, pour ne garder que l'ardeur
De la syllabique composée, téméraire, et la douce résonance,
De ton souvenir diffus, dans la longue nuit parcellaire
Où s'effacent sans conteste les élans de nos coeurs.
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige, et
Jamais ton corps ne voguera dans les flots irradiés
De mes mers intérieures.
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| 2. Antisonnet |
Je crois encore, infiniment,
A la douce chaleur de mon sang,
Démens-moi, indécemment
Et que nous mourrions, cent oraisons
Et succomberions sans raison
A la froide torpeur de nos sens
Que la vie passe, je te l'assure,
Et nos corps transpercés d'azur
Reproduiront, infiniment
Cette psalmodie envoûtante
A la lueur de ces nuits,
Et ces jours transpercés d'ennui
Et que tu vives et que je meure,
Nos corps pourriront vers le large...
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| 3. Eclipses, partie I |
Et prend le coeur,
Arrache-le sous le soleil,
Et que tu vives et que je meure,
Et que tu cesses, vaine douleur...
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| 4. Ex Nihilo |
1 - Je suis le chemin qui conduit à l'abîme,
Mort de l'âme, fin du trépas
Je suis le serpent qui lentement chemine,
Hors du monde froid nos émois
Je serai ce corps froid, hypnotique,
Si tu te refuses à ma tombe,
Je sombrerai dans mes abysses
Intérieures, litanie sombre...
2 - Le soleil meurt entre nos doigts
Aurore fragile, incertains
Nos devenirs
Exhaler la passion
De nos cauchemars diurnes
La mort ne vient pas
- Si l'on ne sait l'attendre
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| 5. Der Krieg |
1 - Laminé
Je veux toucher le sang, laminé, éclatant
Je serai le tombeau de tes sourires blafards
Je me lapiderai en des joutes incertaines,
En moi-même.
J'ai vu le chemin qui conduit à l'Abîme
Libéré des affres d'une noirceur impie.
2 - La Guerre
Et toucher, toucher le sang vicié de nos âmes
Mais tu es loin déjà, être au visage d'enfant
Sauras-tu revenir sur le chaos fuyant de ces espoirs maussades ?
Pourras-tu t'enfoncer encore dans la froideur mortelle
De mon cerveau malade ?
La guerre...
Froide, rugit sous les trois soleils, maintenant en deux lunes
Les doux rayons soyeux...
Un sursaut soudain...
Et regarder ton âme encore,
Arraché aux vivants,
Rejeté par les morts,
Je ne puis
Alors subis encore
Mes ultimes adieux,
Et que cette guerre sans nom,
Qui nous attire et nous sépare,
Fins embryons de nos défaites, éparses
Disséminés par les flots languissants et moroses
De la nécrose de nos coeurs...
Je ne suis que mortel,
- Maintenant et toujours.
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| 6. Fuite (l'Avenir) |
Ce sera toi ce tombeau,
Immobile et las,
Ce sera le devenir
Aux reflets hagards
Ce sera la puissante
Flamboyance de nos vouloirs...
Etre, revoir, mourir peut-être,
Dans le long tournoiement des complaintes fugaces
Dans les pulsions décharnées de nos corps bruts,
Exhalant, exaltant, exultant
La sombre nuit parasitaire.
Et noirs, noirs nous sommes,
Un tube chaud et fécond,
Une ligne molle et rêche
Dans notre longue nuit de pêcheurs vides,
Dans notre longue nuit, vide de pêcheurs las,
Et le salut est là, sans artifices froids,
Et que tu te relèves face à moi,
Ex-gisante exaltée qu'on eût cru faible...
Morte, comme bientôt nous le serons...
Face à moi,
- l'Avenir...
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| 7. Eclipses, partie II |
Et prend le coeur,
Arrache-le sous le soleil,
Et que cette imbécile langueur
Cesse de ternir mes sommeils...
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| 8. A la Lune |
Qu'un mirage flamboyant m'éclaire,
Dans le bosquet de sycomores,
Je me suis assoupi un instant.
Chant merveilleux de l'âme,
Où mille reflets impurs
Resurgiront parfois...
Et ces trois horizons
De sommets indicibles...
Qu'encore une fois, je puisse
Entrevoir l'éclat
De ton regard absinthe
Un glacier qui s'étend
Un soleil qui s'absente
Il n'y aura jamais qu'une seule face
- A la Lune
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| 9. Ariane |
Soleil cruel...
Que tu t'estompes,
Lentement
Dans la froide noirceur
De mon âme
Déchue
Démystifions les corps,
Purifions les esprits...
Je rêve encore d'un vague espoir
Déçu par mille tourments inutiles...
Oublier
Oublier les corps de l'hiver sec et tendre
De nos coeurs...
Et courir encore, vaine immobilité
Insalubre
Reflets tranchant / tranchés
De métal froid / sanglant
Dur...
Pourquoi comprendre ?
Elle était la belle,
Il était son seigneur...
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| 10. Jérusalem |
Elle a dit, un jour : "J'ai longtemps pleuré
Sur le sort des îles".
Que le Soleil se noie dans l'aube évanescente
Car moi, j'ai donné, donné jusqu'à la dernière goutte
De mon sang, parcelle de ma chair, équarrissage de l'âme,
Rabotée par les flots incessants.
Et Je suis Dieu comme nous le sommes tous, car Dieu est mort, tué par mes mains assassines.
Et j'ai longtemps pleuré sur nos sorts d'écorchés - Tu es Morte - et la divinité a disparu de toi...
Ramène-moi à Jérusalem...
Tu as dit, un jour lointain et jaune : "Le Soleil s'est noyé dan sons sang qui se fige".
J'ai survécu.
Mais nos corps pourriront dans l'anthracite suave...
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| Notes |
Geoffroy Vincens : Voix, Basse, Tambourin ;
Jacques Malinvaud : Guitare, Violoncelle.
Avec la participation de Claire Gatineaud : Voix sur Fuite.
Les textes ont été écrits par Geoffroy en septembre 1999.
La musique a été composée par Jacques en 2003 / 2004.
Après la Chute a été enregistrée et mixée au 21, rue Sicard entre février et novembre 2004.
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